Plus souple que l’on ne l’imagine !

Plus souple que l’on ne l’imagine !

9 mai 2019 0 Par Mathilde

Conserver et même accroître la souplesse du corps, voilà sans doute l’un des principaux objectifs des asanas. Mais cette souplesse va encore beaucoup plus loin que la simple mobilité des articulations et du corps…

Petit à petit….

Lorsqu’on s’assied au tapis pour sa toute première séance de yoga, on se trouve bien déçu. La simple et classique posture de la pince paraît une prouesse bien inaccessible!

Ah ces genoux qui ne veulent pas rester au sol, ce dos qui est raide comme un bâton. Puis , peu de temps après, on a l’heureuse surprise de constater que, moyennant une pratique quotidienne, sans forcer, on arrive à vaincre cette inertie de la colonne, et l’on s’aperçoit que la souplesse revient petit à petit.

On s’en réjouis bien sûr, puis les progrès deviennent plus lents, et à un certain moment, on plafonne, ce qui n’a aucune importance en soi.

Cependant, grâce à la technique adéquate, l’on peut fort bien reprendre de la souplesse, car nous sommes plus souples que nous le croyons!

L’importance du corset mental

Voyez ce brave homme qui ne peut lacer ses chaussures sans plier les genoux: s’il tombait en syncope, d’une seconde à l’autre, il deviendrait très souple ! Pourquoi ? Parce que dans l’état de syncope, tous les muscles sont détendus au maximum.

Et d’où vient ce message de détente totale et instantanée ? du cerveau bien sûr! Alors qu’est ce qui nous empêche dans la vie ordinaire d’être aussi souples? encore notre cerveau, soumis à notre mental !

Nous avons donc outre la souplesse, un corset mental constitué de toutes les tensions musculaires présentes à un moment donné. Et ces tensions doivent y être, sans quoi nous ne pourrions pas maintenir la position debout ou assise, nous nous effondrions comme un pantin sans fil.

Toutefois dans la pratique des postures , nous devrions pouvoir relâcher volontairement, déconnecter ces tensions presque aussi complètement que si nous étions évanouis.

C’et seulement une question de contrôle du système nerveux, puisque c’est lui qui règle la tension musculaire.

Donc, nous pouvons nous assouplir infiniment plus par une attitude mentale correcte que par une traction violente sur des muscles qui résistent.

Nous savons depuis longtemps, bien sûr, qu’en yoga on ne lutte pas contre ses muscles par la force, que c’est la lenteur et l’immobilité qui constituent les éléments décisifs dans la conquête de la souplesse musculaire…

Namasté,

Mathilde